Eglises et Cimetières

Eglise paroissiale Saint-Martin à Choignes

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Historique

L’église de Choignes était le siège d’une cure à la collation de l’abbé du Val-des-Echoliers depuis sa cession en 1460, en même temps que celle de Vouécourt, par une bulle du pape Pie II.
L’église Saint-Martin est un édifice du 13e siècle mais les voûtes de la nef ont été détruites ou n’ont jamais été reconstruites. Elle abrite un très beau mobilier : retables des vies de la Vierge et de Saint-Nicolas du 16ème siècle, peintures à fresques et bas-reliefs placés sous le porche découverts en 1837 lors de la restauration de l’édifice
Le clocher, et son escalier situé dans la nef, fut ajouté sur la croisée au 15e siècle. Les bras du transept et la sacristie ont été construits dans la 1ère moitié du 16e siècle ce qui a obturé les baies du clocher.
Le porche ainsi que la sacristie et son portail datent du 19e siècle En décembre 1875, l’architecte Dupuy dressa un plan afin d’établir le portail entre le chœur et la sacristie et d’implanter les confessionnaux dans la sacristie et le bras nord du transept

Description

Édifice à plan en croix latine.
La nef à vaisseau unique plafonné est précédée d’un porche à colonnes en pierre.Le transept saillant est suivi d’un chœur terminé par un chevet plat. La croisée de transept supporte la tour du clocher couronnée d’une flèche carrée. L’escalier d’accès aux combles et au clocher se situe dans l’angle intérieur nord-ouest de la nef. Le clocher et le mur du chevet sont en moellon et pierre de taille et le reste de l’édifice est en pierre de taille
Intérêt de l’œuvre
à signaler : portail à voussures et chapiteaux à crochet du 13e siècle.

Eglise paroissiale Saint-Vallier à Chamarandes

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Historique

L’église de Chamarandes , limite 15e siècle 16e siècle ; 2e quart 19e siècle, était succursale de Brottes puis devint annexe de Choignes après le Concordat. Le 12 mars 1833, Chaussier, architecte à Chaumont, établit un devis pour la reconstruction de la nef, de la sacristie et du clocher. La pierre de taille devait provenir des carrières de Chamarandes, le pavé serait en dalles de Brethenay posé sur des décombres damés de la démolition de l’ancienne construction. L’adjudication eut lieu le 3 mai 1833 au profit de Georges Chaudron de Chaumont pour 8000 francs et la réception se déroula le 29 juin 1834.

Description

Edifice à plan en croix latine.
La nef plafonnée à vaisseau unique est précédée d’un porche, de la sacristie dans l’angle sud-ouest et de la cage d’escalier dans l’angle nord-ouest. Le porche est surmonté de la tour du clocher couronnée d’un toit en pavillon couvert de zinc.
Le transept saillant est voûté d’ogives. Le choeur se compose d’une travée droite suivie d’une abside à trois pans, le tout voûté d’une voûte d’ogives à six quartiers
Une armoire-eucharistique obturée est présente dans le mur sud du choeur.
Les murs gouttereaux de la nef sont en moellon avec chaîne en pierre de taille et le reste de l’édifice est en pierre de taille.
Intérêt de l’œuvre

à signaler : une statue de Saint Nicolas et une très ancienne dalle funéraire.

Cimetières

Ci-dessous le Formulaire de demande pour
le renouvellement de concession funéraire.

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LES CENDRES FUNÉRAIRES : DISPERSION ET LÉGISLATION

Actuellement, environ 30% des défunts font l’objet d’une crémation. Ainsi, face à une demande de plus en plus importante, le droit a dû évoluer en la matière.

Le statut juridique des cendres

La loi n°2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire a instauré un véritable régime juridique des cendres funéraires qui disposent désormais de la même protection juridique que celle d’un corps inhumé.
Il est ainsi précisé dans le code civil que « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence »
Les cendres ont désormais le statut de corps à part entière, en conséquence, la pratique de la dispersion est désormais strictement encadrée et réglementée.
Le délit de violation ou de profanation de sépulture pourra ainsi être retenu sur les actes commis à l’égard des urnes funéraires.

Où disperser les cendres ?
La Loi de 2008 a défini les lieux de destination des cendres. Avant cette date, il était possible de disposer des cendres comme chacun l’entendait. Ainsi, celui qui recevait les cendres pouvait les garder à son domicile ou les repartir là où il voulait.
La loi de 2008 est venue apporter de sérieux changements. Pour cause : de nombreux abus liés à la dispersion des cendres et à l’abandon d’urnes sur des lieux publics jugés non appropriés par l’état Français. A ce titre, le partage des cendres ne peut plus être effectué.
Par ailleurs, les cendres peuvent être dispersées, en totalité, dans les seuls lieux autorisés :
– soit dans un “jardin du souvenir“ (un carré de pelouse dans le cimetière),après accord du maire
– soit dans un lieu naturel.
En aucun cas les cendres ne peuvent se disperser sur la voie publique, dans un lieu public (square, stade, place, etc…)
Par lieu naturel, on entend un espace de pleine nature, accessible mais non aménagé, et éloigné des habitations, autrement dit de grandes étendues accessibles au public : forêt, champ, en haut d’une montagne, en pleine mer…..
De ce fait, la notion de pleine nature apparaît peu compatible avec celle de propriété particulière, interdisant la dispersion des cendres dans un jardin privé, des champs et des espaces cultivés, les cours d’eau et les voies fluviales…
Ce principe peut néanmoins connaître des exceptions, notamment lorsque la dispersion est envisagée :
• dans de grandes étendues accessibles au public mais appartenant à une personne privée (un champ, une prairie, une forêt…), sous réserve de l’accord préalable et exprès du propriétaire du terrain.
• S’agissant des cours d’eau et des rivières sauvages, non aménagés et sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, il y a lieu de considérer que la dispersion des cendres y est possible.
• La dispersion en mer est également possible, dès lors qu’elle ne contre vient pas à la réglementation maritime et aux règles édictées localement au titre de la zone de police spéciale de 300 mètres instituée par la loi littoral du 2 janvier 1986 – les cendres ne peuvent pas non plus être disséminées sur la plage ou sur la rive.
Par contre, aucune disposition législative ou réglementaire n’interdit la dispersion des cendres d’un défunt par voie aérienne à condition que cette dispersion intervienne en surplomb d’espaces naturels dépourvus de voies publiques. La cérémonie peut être effectuée à différentes altitudes.
À noter enfin que lorsque l’on dépose les cendres en pleine nature, il faut s’assurer que ces dernières ne risqueront pas de se répandre sur la voie publique ou dans un lieu public.

Obligations de déclarations à la mairie
Dans tous les cas, la dispersion des cendres exige
– pour le jardin du souvenir : une autorisation obligatoire du maire pour disperser les cendres dans le cimetière.
– en pleine nature : d’en informer le maire de la commune où est né le défunt ainsi que celui de la commune où se situe le lieu de dispersion retenu, cela afin d’obtenir les autorisations adéquates.
– en pleine mer : d’en informer le maire de la commune où est né le défunt ainsi que celui de la commune de rattachement du port ou du mouillage de départ du bâtiment, cela afin d’obtenir les autorisations adéquates.
– L’identité du défunt, le lieu et la date de dispersion de ses cendres funéraires sont enregistrés et répertoriés sur un registre créé à cet effet.
– Le lieu de dispersion doit demeurer accessible pour permettre aux familles de venir s’y recueillir. Le maire en gardera trace à cette fin dans les registres officiels, il consignera également la date de la cérémonie.

Dispersion dans une propriété privée
Il est possible de réaliser une dispersion dans une propriété privée mais cela impose des conditions très strictes.
Il faut évidemment que le propriétaire ait donné son accord mais étant donné que la dispersion a un caractère perpétuel, il faut garantir un libre accès au lieu de dispersion à la famille. Et ce même si la propriété est vendue, ce qui impose une contrainte très stricte au futur propriétaire.